La révolution numérique africaine a le vent en poupe !

L’Afrique bouge. L’Afrique change. L’Afrique évolue positivement, et c’est uniquement grâce aux progrès consentis dans le domaine du numérique, que cette révolution est rendue possible, les bonnes nouvelles pleuvent de partout en Afrique, du nord au sud, c’est hallucinant de voir à quel point la transition numérique est sur toutes les langues. 

Faut dire que bientôt la population africaine pourra enfin avoir accès au crédit et à l’assurance grâce à l’inclusion financière en donnant accès à leur empreinte numérique comme preuve de solvabilité. 

Une rencontre intéressante a eu lieu à Ouaga le 24 juin dernier. Pour sa 13ème édition, la SEDECO (Semaine du débat économique) a bénéficié de la présence de la Ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Madame Hadja Fatimata OUATTARA/SANON qui a rassuré les participants sur le fait que l’État avait su prendre des initiatives significatives pour la transformation digitale du Burkina Faso afin de réduire la fracture numérique du pays, contribuer à l’amélioration du niveau de vie des populations et à la modernisation de l’État. 

Le cabinet BearingPoint, spécialisé dans le conseil en management et technologie, dresse une analyse pertinente quant à la croissance de l’industrie agricole africaine grâce à un meilleur accès aux applications numériques. La population africaine aura doublé en 2050. Les besoins aussi vont exploser, la productivité n’est pas de mise puisque 40 à 70% des récoltes vont au gaspillage. Les africains vivent d’importations et créer une ou plusieurs applications qui permettraient aux paysans d’écouler toutes leurs marchandises et d’acquérir de nouveaux acheteurs serait la solution la plus pertinente. Déjà qu’au Nigeria, 50 000 producteurs de maïs expérimentent l’application mobile SAP rural Sourcing Management et vendent 100% de leur production, c’est une preuve inspirante. Il faut tout simplement redoubler d’efforts pour offrir plus de solutions innovantes à l’industrie agricole. 

Et comme Yacine Barro, Directrice de chaîne SMB – Microsoft, Moyen-Orient et Afrique – Marchés émergents, le dit si bien « Pour les PME, le numérique représente un potentiel illimité à exploiter », il est grand temps d’investir dans les PME africaines à fort potentiel de croissance. D’autre part, c’est en créant des services financiers adaptés aux startups et aux PME qu’on pourra réduire le fait que 90% de l’employabilité en Afrique est informelle. Freddy Tchala, expert en télécommunications parle de s’approprier le potentiel de la digitalisation pour faire des nouvelles technologies le fer de lance du développement du continent. « Source de création de richesses et d’emplois, l’économie numérique apparaît comme la voie à suivre pour les États » précise Minette Libom Li Likeng, Ministre camerounaise des Postes et Télécoms durant le lancement officiel de la semaine de l’économie numérique dont la première édition s’est déroulée à Douala le 26 juin 2019. Une prise de conscience collective semble s’imposer. La signature d’un partenariat entre le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Fondation Tony Elumelu (TEF) pour soutenir financièrement 100 000 entrepreneurs en Afrique en 10 ans prouve que les choses bougent, avancent, se mettent en place pour l’innovation et le développement de l’Afrique. 

Le secteur de la téléphonie mobile, en Afrique, constitue la plus forte croissance au monde et en prévision, il n’y aura pas moins de 725 millions d’utilisateurs en 2020 selon Association du réseau de téléphonie mobile mondial (Association GSM). C’est le résultat de 40 d’évolution technologique et ce n’est que récemment qu’en réalisant que plus de 80% des africains possèdent des téléphones mobiles selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), dont environ 27% de téléphones intelligents selon Pew Research Center, que plusieurs agences proposent aux utilisateurs de faire leurs paiements et leurs transferts d’argent par SMS. Et selon l’Association GSM, 80% du continent africain aura la 5G. Quel que soit le domaine, l’accès à l’information favorise la transparence et s’avère efficace. 60 % des Africains sont âgés de moins de 25 ans. Seulement 15% des jeunes dans le monde étaient africains en 2000. En 2050, on prévoit que 35 % des jeunes dans le monde seront africains. Pour les orienter dans des métiers d’avenir, dans les domaines prometteurs comme l’agriculture et le tourisme, il faut que les filières de formation s’adaptent aux besoins du marché. L’ouverture prochaine d’un digital center Orange en Côte d’Ivoire qui fera de l’accompagnement, de la formation au codage et investira pour accélérer la croissance des startup augure bien. 

Tandis que les enjeux de la cybersécurité représentent une opportunité pour Huawei qui parle ici de souveraineté numérique. Philippe Wang, vice-président des Affaires publiques de Huawei en Afrique du Nord a accordé une entrevue à CIO Mag, dans laquelle, il précisait que l’ambition de Huawei était d’accompagner le continent africain dans sa transformation digitale. Quelle que soit l’industrie, transports, énergie, finance, éducation, sécurité, Huawei est présente. En prenant l’exemple des 2500 établissements scolaires connectés en Éthiopie, il précise que la formation dans les domaines des TIC des jeunes africains est une des priorités de Huawei en Afrique. En ce qui concerne l’accord signé avec l’Union Africaine (UA) pour garantir des infrastructures sécurisées, des services innovants et une superbe connectivité, il ajoute: “Il nous faut créer aujourd’hui en Afrique les conditions de succès de demain” 

Investir dans la fibre optique est vitale pour la croissance de l’Afrique dans les domaines du numérique, c’est la conclusion de l’International Telecoms Week ITW2019 qui s’est déroulée à Atlanta du 23 au 26 juin. Dans le même ordre d’idée, financé par la Banque Africaine de Développement (BAD), co-piloté par l’agence nationale des infrastructures numériques et le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers, la construction d’une fibre optique dorsale au Gabon ne devrait plus tarder. Tandis que 2500 Km de fibre optique est en train d’être déployé à Lagos pour garantir à plus de 60% de la population l’accès à Internet.  

Rappelons aux professionnels des Technologies de l’information et de la communication que du 12 au 13 Novembre 2019 se tiendra à Montréal, la seconde édition du Forum sur l’opportunité numérique africaine ; SITIC Africa-Canada, organisé par Tunisie-Afrique-ExportContacts Monde et l’Association Opportunité numérique africaine. En principe, conférences, colloques et ateliers s’ajoutent aux rencontres B2B orientées vers des solutions numériques, qui permettront aux décideurs africains et aux entrepreneurs canadiens de parler en termes de perspectives viables, de réalisations concrètes et de futurs partenariats. 

Rédigé par Ika Rosira 

Perspectives concrètes en matière de numérique en Afrique

Que d’excellentes nouvelles durant cette première moitié de l’année. Non seulement, la BAD (Banque africaine de développement) tente de prioriser l’intégration régionale dans sa démarche pour renforcer les projets axés dans le domaine bancaire, commercial et celui du transport. Mais Vivatech, dont la seconde édition s’est tenue en mai dernier, avait marqué le début d’une belle aventure dans laquelle le Président Emmanuel Macron (France), en présence du Président Macky Sall (Sénégal) et du Président Paul Kagamé (Rwanda), annonçait qu’un fonds de 65 millions d’euros permettra de soutenir les startups africaines. C’est ainsi que Digital Africa est née. Son objectif : donner la possibilité aux porteurs de projets africains dans le domaine du numérique, d’accéder plus facilement au financement. 

À Abidjan, c’est Facebook qui a lancé son programme de soutien destiné aux PME. Dans un premier temps, l’initiative concerne 10 000 PME. Son objectif : offrir la possibilité aux intéressés de bénéficier d’une série de formations offertes gratuitement, relatives au marketing en ligne.  

Dans le but d’exploiter le potentiel de croissance et de participer à l’accélération du développement du continent africain, les initiatives se multiplient. 

Tandis que la Banque Mondiale a déclaré en avril 2018, lors de sa conférence à l’auditorium Preston, au siège du Groupe que “L’Afrique est la région du monde qui a le plus à gagner de la révolution numérique. Les nouvelles technologies peuvent en effet permettre aux pays africains de s’affranchir du processus de développement traditionnel pour sauter des étapes et accélérer leur croissance économique, mais aussi de gérer leurs ressources plus efficacement et d’étendre l’accès aux services essentiels même aux populations les plus vulnérables.” 

Par ailleurs, la 4e édition des Rencontres Africa se tiendra respectivement au Maroc et au Sénégal. Au Maroc, le 22 octobre 2019, puis ce sera au tour du Sénégal les 24 et 25 du même mois. 10 conférences et 25 colloques sont prévus. Plus de 9000 décideurs français, européens et africains ont déjà participé à ces rencontres visant à renforcer la coopération économique entre la France et l’Afrique. 30 pays d’Afrique seront représentés dans les secteurs suivants : Industrie du BTP, Industrie de l’Energie, Agro-industrie, Industrie de la santé, et bien sûr l’Industrie du Digital. 

Rappelons aux professionnels des Technologies de l’information et de la communication que du 12 au 13 Novembre 2019 se tiendra à Montréal, la seconde édition du Forum sur l’opportunité numérique africaine ; SITIC Africa-Canada, organisé par Tunisie-Afrique-ExportContacts Monde et l’Association Opportunité numérique africaine. En principe, conférences, colloques et ateliers s’ajoutent aux rencontres B2B orientées vers des solutions numériques, qui permettront aux décideurs africains et aux entrepreneurs canadiens de parler en termes de perspectives viables, de réalisations concrètes et de futurs partenariats. 

Rédigé par Ika Rosira