Mise en place du Mécanisme Africain d’Inclusion Financière Numérique en Guinée-Équatoriale par la Banque Africaine du Développement

Le Mécanisme Africain d’Inclusion Financière (AFDI), crée par la Banque Africaine de Développement (BAD) et ses partenaires, a officiellement été lancé le 12 juin 2019. Le but de l’AFDI est de permettre le développement et l’accès aux transactions financières numériques en Afrique. La BAD finance ce projet avec l’objectif de rendre accessible les outils numériques financiers à plusieurs centaines de millions de personnes en Afrique. 

En effet, il a été estimé à seulement 43% le nombre d’adultes possédant un compte en banque en Afrique. « Les technologies de l’information ne suffisent pas pour avoir accès à l’argent mobile, pourquoi allez-vous l’utiliser ? Comment cet accès au système de paiement peut-il faciliter votre accès à d’autres services ? » Mr Pierre Guislain, vice-président de la Banque Africaine du Développement et chargé du secteur privé, considère que « l’électricité dans les villages peut être facilitée par une combinaison de surveillance numérique du paiement mobile et de location d’équipement par alimentation électrique. »  

Concernant le financement, 100 millions de dollars ont été récoltés sous forme de dons ; la Banque financera 300 millions de dollars sous forme de dette sur les ressources en capital ordinaire d’ici 2030 (source : AfricanNews). D’après Mr Uzodinma Iweala, PDG de l’Africa Center à New-York, « la croissance technologique va clairement conduire à la croissance économique » sans oublier que « nous devrions tous être conscients que la technologie n’est pas le remède à tout. »  

Avec cet investissement dans l’innovation et le numérique, la BAD espère permettre une croissance économique dans le continent africain. Nombreuses collaborations ont été mises en place avec des banques, des opérateurs mobiles et des ministères afin de rendre le projet possible. 

Rédigé par Justine Mingot 

Lien vers l’article et la vidéo : https://fr.africanews.com/2019/06/13/le-bad-lance-le-mecanisme-africain-d-inclusion-financiere-numerique/  

Journée de la Femme Digitale en Afrique : premier résultat positif

Cette Journée de la Femme Digitale (JDF) est une première en Afrique. Elle a été créé par Delphine Remy-Boutang et s’est déroulée le 13 juin à Dakar, sous le thème “Elles changent le monde”.

Crée en 2013 par Mme Remy-Boutang en France, La Journée de la Femme Digitale a pour objectif de mettre à l’honneur entrepreneuriat, le digital et l’innovation. Fort de son succès en France, elle décide d’exporter cet événement en Afrique, dans le but de “bâtir des ponts entre nos continents, bâtir des synergies”.

Cette première édition au Sénégal a permis de rassembler des femmes venues du Mali, du Gabon, du Tchad, etc. Mme Remy-Boutang avait pour objectif premier avec cette journée de la faire “la plus panafricaine possible” et ce fut une réussite.

Autour de différentes thématiques et tout au long de la journée, des femmes se sont succédé pour parler de leurs actions pour faire évoluer le secteur des T.I. Elles ont animé des discussions pour faire découvrir aux femmes ce secteur et peut-être les inciter à rejoindre ce milieu pour participer au développement du numérique.

Le public est venu nombreux assister aux différents ateliers et voir comment ces femmes “s’engagent” et “sont actrices de leur développement” ou comment elles “ soutiennent l’innovation” et “démocratisent le numérique”. Mme Remy-Boutang a pu compter sur la présence de leaders et professionnels reconnus du digital pour animer ou interagir sur différents thèmes. Yacine Barro-Bourgault; directrice Générale Microsoft pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Nafissatou Diouf; fondatrice de SenVitale, Virginie Dias-Tagnon; directrice des ressources humaines du groupe l’Oréal en Afrique et Diana Brondel, fondatrice de Xaalys ont notamment participé à cette journée.

Rédigé par Justine Mingot