La révolution numérique africaine a le vent en poupe !

L’Afrique bouge. L’Afrique change. L’Afrique évolue positivement, et c’est uniquement grâce aux progrès consentis dans le domaine du numérique, que cette révolution est rendue possible, les bonnes nouvelles pleuvent de partout en Afrique, du nord au sud, c’est hallucinant de voir à quel point la transition numérique est sur toutes les langues. 

Faut dire que bientôt la population africaine pourra enfin avoir accès au crédit et à l’assurance grâce à l’inclusion financière en donnant accès à leur empreinte numérique comme preuve de solvabilité. 

Une rencontre intéressante a eu lieu à Ouaga le 24 juin dernier. Pour sa 13ème édition, la SEDECO (Semaine du débat économique) a bénéficié de la présence de la Ministre du Développement de l’Economie numérique et des Postes, Madame Hadja Fatimata OUATTARA/SANON qui a rassuré les participants sur le fait que l’État avait su prendre des initiatives significatives pour la transformation digitale du Burkina Faso afin de réduire la fracture numérique du pays, contribuer à l’amélioration du niveau de vie des populations et à la modernisation de l’État. 

Le cabinet BearingPoint, spécialisé dans le conseil en management et technologie, dresse une analyse pertinente quant à la croissance de l’industrie agricole africaine grâce à un meilleur accès aux applications numériques. La population africaine aura doublé en 2050. Les besoins aussi vont exploser, la productivité n’est pas de mise puisque 40 à 70% des récoltes vont au gaspillage. Les africains vivent d’importations et créer une ou plusieurs applications qui permettraient aux paysans d’écouler toutes leurs marchandises et d’acquérir de nouveaux acheteurs serait la solution la plus pertinente. Déjà qu’au Nigeria, 50 000 producteurs de maïs expérimentent l’application mobile SAP rural Sourcing Management et vendent 100% de leur production, c’est une preuve inspirante. Il faut tout simplement redoubler d’efforts pour offrir plus de solutions innovantes à l’industrie agricole. 

Et comme Yacine Barro, Directrice de chaîne SMB – Microsoft, Moyen-Orient et Afrique – Marchés émergents, le dit si bien « Pour les PME, le numérique représente un potentiel illimité à exploiter », il est grand temps d’investir dans les PME africaines à fort potentiel de croissance. D’autre part, c’est en créant des services financiers adaptés aux startups et aux PME qu’on pourra réduire le fait que 90% de l’employabilité en Afrique est informelle. Freddy Tchala, expert en télécommunications parle de s’approprier le potentiel de la digitalisation pour faire des nouvelles technologies le fer de lance du développement du continent. « Source de création de richesses et d’emplois, l’économie numérique apparaît comme la voie à suivre pour les États » précise Minette Libom Li Likeng, Ministre camerounaise des Postes et Télécoms durant le lancement officiel de la semaine de l’économie numérique dont la première édition s’est déroulée à Douala le 26 juin 2019. Une prise de conscience collective semble s’imposer. La signature d’un partenariat entre le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Fondation Tony Elumelu (TEF) pour soutenir financièrement 100 000 entrepreneurs en Afrique en 10 ans prouve que les choses bougent, avancent, se mettent en place pour l’innovation et le développement de l’Afrique. 

Le secteur de la téléphonie mobile, en Afrique, constitue la plus forte croissance au monde et en prévision, il n’y aura pas moins de 725 millions d’utilisateurs en 2020 selon Association du réseau de téléphonie mobile mondial (Association GSM). C’est le résultat de 40 d’évolution technologique et ce n’est que récemment qu’en réalisant que plus de 80% des africains possèdent des téléphones mobiles selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), dont environ 27% de téléphones intelligents selon Pew Research Center, que plusieurs agences proposent aux utilisateurs de faire leurs paiements et leurs transferts d’argent par SMS. Et selon l’Association GSM, 80% du continent africain aura la 5G. Quel que soit le domaine, l’accès à l’information favorise la transparence et s’avère efficace. 60 % des Africains sont âgés de moins de 25 ans. Seulement 15% des jeunes dans le monde étaient africains en 2000. En 2050, on prévoit que 35 % des jeunes dans le monde seront africains. Pour les orienter dans des métiers d’avenir, dans les domaines prometteurs comme l’agriculture et le tourisme, il faut que les filières de formation s’adaptent aux besoins du marché. L’ouverture prochaine d’un digital center Orange en Côte d’Ivoire qui fera de l’accompagnement, de la formation au codage et investira pour accélérer la croissance des startup augure bien. 

Tandis que les enjeux de la cybersécurité représentent une opportunité pour Huawei qui parle ici de souveraineté numérique. Philippe Wang, vice-président des Affaires publiques de Huawei en Afrique du Nord a accordé une entrevue à CIO Mag, dans laquelle, il précisait que l’ambition de Huawei était d’accompagner le continent africain dans sa transformation digitale. Quelle que soit l’industrie, transports, énergie, finance, éducation, sécurité, Huawei est présente. En prenant l’exemple des 2500 établissements scolaires connectés en Éthiopie, il précise que la formation dans les domaines des TIC des jeunes africains est une des priorités de Huawei en Afrique. En ce qui concerne l’accord signé avec l’Union Africaine (UA) pour garantir des infrastructures sécurisées, des services innovants et une superbe connectivité, il ajoute: “Il nous faut créer aujourd’hui en Afrique les conditions de succès de demain” 

Investir dans la fibre optique est vitale pour la croissance de l’Afrique dans les domaines du numérique, c’est la conclusion de l’International Telecoms Week ITW2019 qui s’est déroulée à Atlanta du 23 au 26 juin. Dans le même ordre d’idée, financé par la Banque Africaine de Développement (BAD), co-piloté par l’agence nationale des infrastructures numériques et le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers, la construction d’une fibre optique dorsale au Gabon ne devrait plus tarder. Tandis que 2500 Km de fibre optique est en train d’être déployé à Lagos pour garantir à plus de 60% de la population l’accès à Internet.  

Rappelons aux professionnels des Technologies de l’information et de la communication que du 12 au 13 Novembre 2019 se tiendra à Montréal, la seconde édition du Forum sur l’opportunité numérique africaine ; SITIC Africa-Canada, organisé par Tunisie-Afrique-ExportContacts Monde et l’Association Opportunité numérique africaine. En principe, conférences, colloques et ateliers s’ajoutent aux rencontres B2B orientées vers des solutions numériques, qui permettront aux décideurs africains et aux entrepreneurs canadiens de parler en termes de perspectives viables, de réalisations concrètes et de futurs partenariats. 

Rédigé par Ika Rosira 

La ministre Nadine Girault en mission au Maghreb

Première mission réussie en Afrique, Nadine Girault, Ministre des Relations internationales et de la Francophonie a pris la direction de la délégation économique québécoise et s’est rendue en Tunisie et au Maroc en Afrique.  

Le 18 juin lors du 4e Salon international des technologies de l’information et de la communication (SITIC) organisé par Tunisie-Afrique-Export et ses partenaires, elle a pris part à la cérémonie d’ouverture et inauguré le kiosque dédié aux entrepreneurs québécois qui ont saisi là, l’opportunité d’explorer les possibilités qui s’offrent à eux dans le domaine du numérique en Afrique.  

Elle a aussi eu l’occasion de rencontrer d’autres ministres dont le ministre des Technologies et de la Communication numérique de Tunisie, M. Anouar Maârouf, M. Addillahi Bahdon, le ministre de la Communication de Djibouti, Mme. Ndiaye Dion, ministre des Télécommunications du Sénégal, et plus tard Mme Souad Abderrahim, première femme élue à la tête du Conseil municipal. 

On parle là de volonté gouvernementale de stimuler des investissements, de diversifier le marché des exportations et d’augmenter les échanges économiques, de la création d’une passerelle de partenariat multisectoriels surtout dans un contexte de mise à jour de la Politique internationale du Québec et la préparation de la stratégie internationale de développement de marchés étrangers. Rappelons que le ministère des Relations internationales et de la Francophonie possède 32 représentations dans 18 pays et qu’en 2020 ce sera au tour de la Tunisie d’accueillir 18ème sommet de la Francophonie. 

Le gouvernement du Québec est en train de développer “vision Afrique” afin d’établir une nouvelle relation de partenariat dans les domaines de l’éducation et de l’économie. Nadine Girault a donc eu l’occasion de rencontrer au Maroc, Mounia Boucetta (secrétaire d’État aux Affaires étrangères et à la Coopération internationale) Mohammed Tawfik Mouline (directeur général de l’Institut royal des études stratégiques), Aziz Rebbah (ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable), Saaïd Amzazi (ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique du Royaume du Maroc), Mohamed El Aaraj (ministre de la Culture et de la Communication).

Perspectives concrètes en matière de numérique en Afrique

Que d’excellentes nouvelles durant cette première moitié de l’année. Non seulement, la BAD (Banque africaine de développement) tente de prioriser l’intégration régionale dans sa démarche pour renforcer les projets axés dans le domaine bancaire, commercial et celui du transport. Mais Vivatech, dont la seconde édition s’est tenue en mai dernier, avait marqué le début d’une belle aventure dans laquelle le Président Emmanuel Macron (France), en présence du Président Macky Sall (Sénégal) et du Président Paul Kagamé (Rwanda), annonçait qu’un fonds de 65 millions d’euros permettra de soutenir les startups africaines. C’est ainsi que Digital Africa est née. Son objectif : donner la possibilité aux porteurs de projets africains dans le domaine du numérique, d’accéder plus facilement au financement. 

À Abidjan, c’est Facebook qui a lancé son programme de soutien destiné aux PME. Dans un premier temps, l’initiative concerne 10 000 PME. Son objectif : offrir la possibilité aux intéressés de bénéficier d’une série de formations offertes gratuitement, relatives au marketing en ligne.  

Dans le but d’exploiter le potentiel de croissance et de participer à l’accélération du développement du continent africain, les initiatives se multiplient. 

Tandis que la Banque Mondiale a déclaré en avril 2018, lors de sa conférence à l’auditorium Preston, au siège du Groupe que “L’Afrique est la région du monde qui a le plus à gagner de la révolution numérique. Les nouvelles technologies peuvent en effet permettre aux pays africains de s’affranchir du processus de développement traditionnel pour sauter des étapes et accélérer leur croissance économique, mais aussi de gérer leurs ressources plus efficacement et d’étendre l’accès aux services essentiels même aux populations les plus vulnérables.” 

Par ailleurs, la 4e édition des Rencontres Africa se tiendra respectivement au Maroc et au Sénégal. Au Maroc, le 22 octobre 2019, puis ce sera au tour du Sénégal les 24 et 25 du même mois. 10 conférences et 25 colloques sont prévus. Plus de 9000 décideurs français, européens et africains ont déjà participé à ces rencontres visant à renforcer la coopération économique entre la France et l’Afrique. 30 pays d’Afrique seront représentés dans les secteurs suivants : Industrie du BTP, Industrie de l’Energie, Agro-industrie, Industrie de la santé, et bien sûr l’Industrie du Digital. 

Rappelons aux professionnels des Technologies de l’information et de la communication que du 12 au 13 Novembre 2019 se tiendra à Montréal, la seconde édition du Forum sur l’opportunité numérique africaine ; SITIC Africa-Canada, organisé par Tunisie-Afrique-ExportContacts Monde et l’Association Opportunité numérique africaine. En principe, conférences, colloques et ateliers s’ajoutent aux rencontres B2B orientées vers des solutions numériques, qui permettront aux décideurs africains et aux entrepreneurs canadiens de parler en termes de perspectives viables, de réalisations concrètes et de futurs partenariats. 

Rédigé par Ika Rosira

Mise en place du Mécanisme Africain d’Inclusion Financière Numérique en Guinée-Équatoriale par la Banque Africaine du Développement

Le Mécanisme Africain d’Inclusion Financière (AFDI), crée par la Banque Africaine de Développement (BAD) et ses partenaires, a officiellement été lancé le 12 juin 2019. Le but de l’AFDI est de permettre le développement et l’accès aux transactions financières numériques en Afrique. La BAD finance ce projet avec l’objectif de rendre accessible les outils numériques financiers à plusieurs centaines de millions de personnes en Afrique. 

En effet, il a été estimé à seulement 43% le nombre d’adultes possédant un compte en banque en Afrique. « Les technologies de l’information ne suffisent pas pour avoir accès à l’argent mobile, pourquoi allez-vous l’utiliser ? Comment cet accès au système de paiement peut-il faciliter votre accès à d’autres services ? » Mr Pierre Guislain, vice-président de la Banque Africaine du Développement et chargé du secteur privé, considère que « l’électricité dans les villages peut être facilitée par une combinaison de surveillance numérique du paiement mobile et de location d’équipement par alimentation électrique. »  

Concernant le financement, 100 millions de dollars ont été récoltés sous forme de dons ; la Banque financera 300 millions de dollars sous forme de dette sur les ressources en capital ordinaire d’ici 2030 (source : AfricanNews). D’après Mr Uzodinma Iweala, PDG de l’Africa Center à New-York, « la croissance technologique va clairement conduire à la croissance économique » sans oublier que « nous devrions tous être conscients que la technologie n’est pas le remède à tout. »  

Avec cet investissement dans l’innovation et le numérique, la BAD espère permettre une croissance économique dans le continent africain. Nombreuses collaborations ont été mises en place avec des banques, des opérateurs mobiles et des ministères afin de rendre le projet possible. 

Rédigé par Justine Mingot 

Lien vers l’article et la vidéo : https://fr.africanews.com/2019/06/13/le-bad-lance-le-mecanisme-africain-d-inclusion-financiere-numerique/  

La réussite de Viettel Global en zones rurale pour les personnes à faible revenu

Viettel Global, premier opérateur de la télécommunication au Vietnam, prend de plus en plus d’ampleur sur le continent Africain à travers ces opérateurs de téléphonie mobile comme LumitelMovitel ou encore Nexttel et ce n’est que le début. 

Après 3 années implantés au Cameroun, et en coopération avec l’entreprise BestCam, Nexttel est un opérateur majeur du pays avec 5 millions d’abonnés. Mais ils ne s’arrêtent pas là, avec leur deuxième opérateur Movitel, ils débarquent au Mozambique où ils réalisent une croissance rapide en 5 ans grâce à leur cible: une clientèle à faible revenu vivant dans des zones rurales.  

Une cible bien présente en Afrique. Leur part de marché s’approche à grands pas des 50% avec environ 9 millions d’abonnés sur les 19 millions présents en Mozambique. De plus c’est le seul opérateur à avoir repris leur service depuis le cyclone tropical qui a touché le pays au mois de mars 2019. 

En 2015, c’est en Tanzanie que la marque Halotel voit le jour, toujours contrôlé par Viettel. Ils montent à la 4eme place en termes de clients sur un marché plus concurrentiel que les 2 précédents. 

Mais c’est au Burundi qu’ils impressionnent le plus en étant le premier opérateur téléphonique, Lumitel, distribue l’internet 4G à l’échelle nationale depuis décembre dernier. 

Après le succès obtenu dans ces 4 pays, Viettel Global a l’Afrique de l’ouest en ligne de mire. Ils sont en pleine négociations avec le Burkina Faso et ce n’est pas fini.  

Les dirigeants débordent de confiance dans ce marché où leurs offres correspondent parfaitement à la demande du continent Africain :  Une connexion internet « à bas coûts » utilisable dans les zones rurales garantissant l’accès aux TIC sur le continent automatiquement. 

Rédigé par Mathieu HUMERY 

De nouvelles applis pour les taxi-motos en Afrique de l’Ouest

Grâce au développement des technologies de l’information et de la communication, l’Afrique voit faire surface, depuis quelques années, la création de plusieurs applications dans différents domaines. C’est au tour des Taxis-motos.  

On note parmi celles-ci l’émergence d’applications dédiées au transport, plus particulièrement aux taxis-motos, dont par exemple GOZEM ou HEETCH développées par des start-up françaises et dont l’utilisation s’est étendue jusqu’à l’ouest africain (Bénin, Togo, Nigéria, etc..). À Abidjan, Ils prévoient la création de près de 4000 emplois d’ici 2021.

Même si ce secteur n’est pas encore totalement régulé, et qu’on note quelques disfonctionnements en matière de fixation des prix ou de méconnaissance du code la route, on ne peut qu’observer l’ampleur qu’a pris ce phénomène au travers des milliers de motos transportant des passagers quotidiennement grâce à ces nouvelles TIC. Autrement dit, depuis début 2019, les deux start-up françaises se sont implantées en Afrique, notamment à Abidjan, où les passagers commandent un taxi-moto via l’application, qui relaye automatiquement l’information aux conducteurs afin qu’ils puissent récupérer leur client au point de départ et le déposer à son point d’arrivée. 

Le point faible étant la sécurité du voyageur durant le trajet, Heetch a choisi de recruter ces conducteurs à travers d’un processus rigoureux mêlant plusieurs conditions dont : la détention d’un permis de conduire, d’une carte d’identité ainsi que de son propre engin de transport respectant les critères de la start-up “5% des candidats seulement sont embauchés” selon afriquinfos.com  

En plus d’amener un accès plus aisé à la mobilité, les échanges entre la start-up Heetch et les autorités ivoiriennes laissent prévoir une expansion de la plateforme en Côte d’Ivoire, accompagnée de la création d’au moins 4000 emplois d’ici 2021. Afin de facilité le paiement, ces plateformes telles que GOZEM (déjà présente au Togo et au Bénin) et HEETCH certifient un prix aux utilisateurs qui peut être réglé en espèces mais aussi par carte bancaire ou Mobile Money. Le but étant de faciliter, sécuriser et fiabiliser l’accès à la mobilité, ces start-up ont choisi un positionnement bien défini afin de rendre abordable et sécuritaire ce mode de transport. 

Rédigé par Hugo Rodriguez

Melting-pot d’infos sur le numérique en Afrique

Le secteur des technologies financières (ou fintech) en Afrique devrait croître de quelque 200 millions de dollars actuellement à près de 3 milliards de dollars d’ici à 2020, selon le groupe bancaire panafricain Ecobank. http://ow.ly/HxTn30ivHLH

Grâce à l’utilisation d’internet dans beaucoup de pays africains des progrès significatifs ont été faits dans l’économie.http://ow.ly/TXgY30ivELd

La BEI a un bilan impressionnant en matière d’amélioration des services clés et de déblocage des investissements du secteur privé en Afrique.http://ow.ly/O5Hl30ivFoR

Avec l’avènement de la révolution numérique, l’innovation est au cœur des préoccupations des entreprises. ainsi, 90% d’entre elles estiment que l’innovation sera un pôle majeur de développement à l’international d’ici 2030 http://ow.ly/QOD830ivFVZ

Le Maroc offre d’excellentes opportunités d’investissement à saisir dans différents secteurs (agroalimentaire, économie verte, tourisme), souligne EUROMED INVEST dans un guide intitulé “Opportunités de croissance en Méditerranée” qui vient de paraître.http://ow.ly/ZC8i30ivGhl

Le projet dorsale à fibre optique d’Afrique centrale (Cab), composante Congo, a annoncé, de nouveaux programmes au cours de 2018, dans le cadre d’un financementd’environ quarante-quatre milliards de FCFA de la BAD et la République du Congo. http://ow.ly/u7oq30ivGwI

La société Siemon, spécialisée dans la conception et la fourniture de solutions et services de haute qualité et à haute performance pour les centres de données, envisage d’offrir ses prestations au Zimbabwe. http://ow.ly/NLbQ30ivGO6

La Tunisienne Ouided Bouchamaoui, ancienne présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), s’est livrée, lundi 22 janvier 2018 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à un plaidoyer en faveur de la coopération interafricaine. http://ow.ly/P5Sb30ivGTc

Nommée iGuide, développée en collaboration avec la CEA et la CNUCED a été dévoilée par l’Agence pour la Promotion des Investissements (API) de la Republique du Congo. Cette initiative promeut le potentiel d’investissement du pays. http://ow.ly/obXf30ivH7l

Des experts africains en nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont axé leurs discussions sur les mégadonnées (big data) et les opportunités inouïes qu’elles offrent aux entreprises africaines.http://ow.ly/8tfB30ivHuj

On dit que l’Afrique est entrée dans l’ère du numérique par une petite porte mais qu’elle en sortira par un grand boulevard. Il est vrai que, depuis dix ans, le continent fait des pas de géant. http://ow.ly/jJ5Q30ivHW1

Entre la nécessaire quête de rentabilité des investissements et la difficulté à trouver des fonds, le destin de l’Afrique se joue sur le numérique. Voilà pourquoi.
http://ow.ly/21YP30ivJDX

Comment rester compétitif dans un monde en pleine transformation numérique ? Sans aucun doute, c’est de d’intégrer et s’apropprier les outils de ce nouvel écosystème. http://ow.ly/GcZF30ivJUP

Le secteur de la presse sur support numérique en Côte d’Ivoire enregistre un nouveau venu, « Afrique Economie », accessible à l’adresse http://www.afriqueeconomie.nethttp://ow.ly/Jn6L30ivKXl

C’est la formation qui fera la différence en Afrique

Via Le Point Afrique PAR *

À la conférence de Dakar sur le partenariat mondial pour l’éducation (PME), la qualité des personnalités présentes – Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, Antonio Guterres, secrétaire général de l’Unesco, Emmanuel Macron, chef de l’État français, Rihanna, star mondiale du R&B et op, sans compter de nombreux autres présidents de pays africains – atteste de l’acuité de la question de l’éducation… Et des moyens à mobiliser pour accompagner et donner espoir à quelque 200 millions d’enfants à travers le monde qui n’ont toujours pas accès à l’éducation.

Attention de ne pas se tromper d’approche

Fondamentalement, prendre le problème sous son seul prisme d’ordre financier par le lancement d’un fonds mondial pour l’éducation conduirait à un échec. L’enjeu est beaucoup plus global. Même s’il est vrai que, pour la première fois, il est annoncé que ce fonds sera présidé par un pays donateur, la France, et un pays bénéficiaire, le Sénégal, la question centrale est de savoir comment donner une nouvelle impulsion de façon à anticiper les besoins futurs dans le domaine. L’intégration plus accrue des innovations pédagogiques via le numérique doit faire l’objet d’une plus grande attention pour répondre au manque d’infrastructures physiques et techniques. Avec peu, l’objectif est de faire mieux que dans le passé, où ce secteur a englouti une bonne partie des budgets (jusqu’à 40 % du PIB) sans grand résultat. De plus, face à la fureur des syndicats d’enseignants, la fuite des cerveaux et aussi un fléau à canaliser.

Anticiper des besoins qui vont déterminer l’avenir de l’Afrique

L’éducation est un enjeu fondamental pour le continent africain. Elle est la voie par laquelle son capital humain peut être valorisé et fidélisé pour maintenir les talents en Afrique même. D’ici à 2050, la population africaine atteindra la barre des 2 milliards d’habitants, dont 75 % auront 25 ans. Cette accélération de la croissance démographique engendrera des besoins multiples et variés pour les Africains. Cette jeunesse est une opportunité formidable qu’il conviendra de former et d’insérer de manière efficace sur le marché de l’emploi. Le défi est considérable et peut se présenter comme porteur de nombreuses opportunités à saisir. En revanche, si les effets ne sont pas maîtrisés à travers une politique volontariste et mûrement planifiée, c’est une bombe à retardement qui se profile à la face du monde avec de lourdes conséquences dans l’équilibre de la planète, d’où l’urgence d’une mobilisation pour anticiper ces effets. Car passer de 1 à 2 milliards d’habitants dans un laps de temps très court nécessite la création de modèles de rupture. En restant sur le schéma actuel de développement de l’enseignement, l’accroissement des besoins nécessiterait la construction d’une salle de classe tous les jours. Cela reviendrait à construire pas moins de 2 000 écoles primaires, collèges et lycées tous les ans. Une utopie au regard des ressources disponibles. Alors, la rupture passe indéniablement par l’innovation pédagogique dans l’enseignement avec le numérique comme pilier essentiel. Il est fondamental d’intégrer toutes ces innovations portées par les MOOC, mobile learning, sociallearning, adaptive learning, réalité virtuelle et augmentée amenés par le numérique.

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Le numérique pour booster l’Afrique

Moctar FICOU / VivAfrik


L’Africa Growth Initiative a appelé, dans son étude intitulée « Foresight Africa Top priorities for the continent in 2018 », les économistes africains à prêter une oreille attentive au numérique en 2018 afin d’accélérer les économies du continent. Si l’on se fie à la cellule de recherche sur les défis de développement du continent, créée par le think tank américain Brookings Institution, un plus grand investissement dans le numérique suscitera une transformation profonde dont les retombées n’en seront que bénéfiques pour l’économie des nations africaines.

Les principaux secteurs qui connaîtront une amélioration grâce à cette numérisation sont entre autre les systèmes de paiement de détail, l’inclusion financière, les modèles économiques durables et l’administration des recettes. S’agissant des systèmes de paiement de détail, ils ont permis aux économies africaines d’épargner des milliards de dollars. Le succès de ces outils, le M-Pesa est l’un des exemples les plus marquants, va susciter l’apparition de nouvelles solutions plus performantes. L’Africa Growth Initiative pense qu’il est grand temps pour les économies africaines de rejoindre l’Alliance better than cash (Btca) – un partenariat mondial qui encourage le passage de l’argent physique aux paiements numériques – et de profiter des avantages économiques de cette mutation. Pour ce qui est de l’inclusion financière, la numérisation a contribué grandement à l’accès des populations à faibles revenus, surtout des femmes, au financement, au crédit et à l’épargne. Soutenir l’apparition de nouvelles solutions similaires est primordial, selon l’Africa Growth Initiative. Ces solutions contribueront à améliorer  davantage les conditions de vie de millions de personnes, à travers le continent, et d’atteindre un certain nombre d’objectifs de développement durable (Odd). Dans le volet des modèles économiques durables, l’Africa Growth Initiative conseille aux nations africaines d’adopter des solutions qui soutiennent la croissance et la productivité dans divers secteurs. M-Akiba, destiné aux micro-investissements par mobile  dans les titres publics ; M-KOPA pour l’approvisionnement en énergie solaire par mobile ; One Acre Fund pour soutenir les petits agriculteurs ; M-TIBA, le portefeuille mobile destiné aux dépenses de santé, ont amélioré la vie de centaines de milliers de personnes. Enfin, dans le domaine de l’administration des recettes et de la fourniture de service, la numérisation résoudra les problèmes de tracasseries administratives, de corruption et de détournement de deniers public qui gangrènent encore le service public en Afrique. La dématérialisation des procédures et des services, est un pas que doit franchir le continent, insiste Africa Growth Initiative qui présente la plate-forme numérique kényane « eCitizen » comme un exemple à suivre. Elle permet aux populations d’accéder à divers services publics (impôts, commerce, transports, etc.) en ligne et de régler par mobile ou par carte de crédit.

https://www.vivafrik.com/2018/01/23/le-numerique-pour-booster-la-transformation-economique-en-afrique-a14947.html

 

Analyse de la transformation digitale en Afrique

Par Mhamed Mestiri Via LaTribune


L’évolution technologique a eu un impact majeur sur la fiscalité au cours des dernières années. Dans un contexte où plusieurs économies africaines souffrent de problèmes budgétaires, l’adoption de la technologie numérique peut-elle constituer un moyen d’augmenter leurs recettes fiscales ? Analyse.


Les impôts constituent une ressource essentielle pour les gouvernements. Si sur le court-terme ils permettent de financer les dépenses publiques en matière de santé, d’éducation ou d’infrastructure, ils peuvent également servir à atteindre les objectifs de développement sur le long terme. Les politiques fiscales ont par conséquent un impact crucial sur le développement économique et social d’un pays.

L’efficacité des politiques fiscales, jugée en fonction de la mobilisation des ressources internes, a connu une avancée majeure grâce à l’avènement de la technologie numérique. Celle-ci a permis d’améliorer l’efficacité du recouvrement de l’impôt mais également de réduire ses couts. C’est ce que révèle Paying Taxes 2018, un rapport publié conjointement par la Banque Mondiale et le cabinet Price Waterhouse Coopers (PwC).

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